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La Cité interdite (en Chinois : 故宫; pinyin : gùgōng) demeure des anciens empereurs de Chine, fut érigée par Yongle, le 3e empereur de la dynastie Ming. Elle a été bâtie entre 1407 et 1420. D’une superficie de 72 hectares, le palais est l’un des monuments les plus visité de Chine. Elle comptabilise plus de 14 millions de visiteurs chaque. Avec plus de 980 bâtiments et 8.700 salles, ce lieu est aussi un pôle de l’innovation digitale. L’exposition permanente « La Cité Interdite est un musée » propose une expérience numérique unique au monde.

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COVID oblige

La Cité interdite à réouvert ses portes suite au confinement, et là où 80.000 personnes pouvaient visiter le site en même temps, les autorités chinoises n’autorisent désormais que 5.000 visiteurs sur place. Les touristes doivent confirmer l’absence de symptômes, le prouver via une application de traçage et accepter un contrôle de température à l’entrée du site.

Malgré le confinement, le musée a mis en œuvre au côté de grandes entreprises comme WeChat et Douyain (TikTok) des visites virtuelles, à faire depuis chez soi. On estime que le projet a généré près de 100 millions de vues.

Six siècles d’histoire

Du XVe au XXe siècle, deux dynasties d’Empereurs ont vécu dans le palais de la Cité Interdite, les Ming puis les Qing. L’empereur Yongle, qui ordonna sa construction en 1407, n’était pas l’héritier légitime de l’empire. Il prit donc le pouvoir par la force et dû prouver au peuple le bien-fondé de son règne. Il fit alors de Beijing la capitale de l’Empire. Après une période de trouble, la dynastie Qing pris le pouvoir en 1644 et s’installa définitivement dans le palais. En 1860, les forces anglaises et françaises s’emparèrent de Pékin et pillèrent le palais. La Cité Interdite s’ouvrit au public en 1925. Depuis ce jour, elle demeure l’un des joyaux du tourisme Chinois.

Parcourir la Cité

Dans l’immensité de la Cité, il est important de s’en tenir à un parcours efficace pour pouvoir apprécier les lieux d’importance. Ainsi, les 6 palais principaux située dans l’axe au centre du site sont les plus plébiscités. Mais ils sont bien souvent pris d’assaut par une foule de touristes curieux. Pour varier la découverte, on peut privilégier certains espaces moins fréquentés :

  • Le pavillon de la profondeur littéraire (Wenyuan Ge) qui abritait la bibliothèque impériale.
  • Le Palais de la Tranquillité Bienveillante (Cining Gong) qui servait de demeure aux épouses de l’Empereur
  • Le Palais de la Nourriture de l’Esprit (Yangxin Dian), connu pour être la chambre à coucher et le bureau impérial

De nombreuses expositions enrichissent la visite : La galerie des Trésors est l’une des plus impressionnantes. Elle recense de nombreux objets retraçant l’histoire de la Chine. On la retrouve dans le palais de la Longévité Tranquille (Ningshou Gong) .

Un Palais « connecté »

Il faut savoir vivre avec son temps ! Adage que le conservateur du musée, le Dr Shan Jixiang, a bien compris : « Je crois que nous sommes le meilleur musée digital au monde. » confiait-il en 2018. En effet, il supervise l’exposition numérique baptisée « La Cité Interdite est un musée » depuis 2015. Elle se situe à la porte Duanmen et se décline en trois parties :

  • « De la cité interdite au musée » qui dévoile une maquette numérique de la Cité
  • « Les trésors de la cité interdite » proposant des expériences interactives aux visiteurs
  • « Le palais de l’empereur » offrant un spectacle de théâtre en réalité Virtuelle et Augmentée

De plus, pour renforcer l’expérience utilisateur, le Musée propose de découvrir en réalité virtuelle l’ensemble des quartiers de l’Empereur. Il est même possible de s’adresser à un conseiller virtuel, recréé, animé et pourvu d’une Intelligence artificielle innovante.

Un autre temps, une autre réalité

Le musée a digitalisé plus d’une cinquantaine d’objets avec lesquels on peut interagir par le toucher dans « les trésors de la Cité interdite ». On peut voir ces antiquités numériques, mais aussi des tissus que l’on peut essayer en réalité augmentée, ou des ouvrages de calligraphie dont on peut tenter de tracer les contours. Hélas toutes ces innovations ne sont plus utilisables à cause du coronavirus.

Au centre de la galerie se trouve la maquette numérique :  Un énorme écran LED incurvé de 26 m² écran LED incurvé de 26 mètres carrés donne une image virtuelle de la Cité. L’écran est à même le sol et dévoile 5 portes numériques agencées de l’Est à l’Ouest. L’histoire et les actualités du musée sont annoncée sur un plan-guide numérique.

« Le Palais de l’Empereur » est le point final de ce pan digital du musée. On y joue 6 pièces de théâtre, écrites spécifiquement pour l’environnement numérique, qui seront jouées sur un grand écran de 13,50m sur 4,1m.

Un public attentif

En 2018, il y eu l’exposition « « National Treasure » », lancée avec une émission TV dédiée. Les 9 plus grands trésors de Chine répartis dans les 9 plus grands musées du pays étaient dévoilés sur de massifs cube-écrans. Les téléspectateurs ont très bien accueilli l’initiative parallèle, qui montrait les professionnels du tourisme en activité. Comparable à de la Télé-réalité, on y voyait exercer leur expertise et participer au bon fonctionnement du Musée du Palais impérial.  Un second volet est déjà en préparation ! Le public a prouvé une fois de plus son attrait pour les innovations de la Cité Interdite.

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